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Mettre des noms et des visages sur nos 23,741 soldats tombés au combat

Mettre des noms et des visages sur nos 23,741 soldats tombés au combat

Il y a Zafrir Baror, 32 ans, commandant de la brigade Golani. Il a été tué dans un échange de tirs à Gaza, le dimanche 20 juillet 2014. Baror avait servi dans les combats au Liban, à Gaza et en Cisjordanie. Il a laissé derrière lui sa femme, enceinte de huit mois, et une fille de 1 ans. Son fils naîtra un mois après sa mort.

Il y a Roy Klein, commandant dans l’unité Golani pendant la 2e Guerre du Liban qui s’est jeté une grenade, afin d’absorber la force de l’explosion à lui-seul et ainsi sauver la vie de tous les soldats qui se tenaient autour de lui. Ses frères d’armes ont raconté qu’il a récité le Shema Yisrael en effectuant ce geste héroïque qui le conduirait à une mort certaine.

Il y a Eyal, Gilad et Naftali, kidnappés en juin 2014 par des terroristes du Hamas. Pendant près de trois semaines, nos soldats les recherchent jour et nuit. Eux vivants, ou leurs corps. La découverte de leurs trois corps ne laissera aucun Israélien indifférent. Une shiva spontanée, à travers tout le pays, s’organise sur les places publiques d’une multitude de villes, y compris à Tel Aviv place Rabin, ou des dizaines d’anonymes se sont rassemblés sept jours durant. Leurs mères continuent aujourd’hui d’appeler à l’unité du Peuple d’Israël.

Il y a Hanna Szenesz, jeune femme juive hongroise, arrivée en Eretz Israël en 1939. Lorsqu’elle découvre le sort des Juifs d’Europe pendant la seconde guerre mondiale, elle s’engage aux côtés des forces britanniques pour aider à sauver ses frères juifs victimes de la barbarie nazie. Elle est arrêtée pour espionnage, torturée puis assassinée en Hongrie. Elle incarne à elle seule le lien indéfectible qu’il existe entre les Juifs de diaspora et ceux d’Israël, et la responsabilité qu’ils ont les uns envers les autres. Elle laissera au monde un chant, devenu une prière, “Eli, Eli”.


Il y a Jordan Bensemhoun ce jeune franco-israélien de 22 ans, qui servait dans l’unité des forces spéciales Egoz. Il était “soldat seul”, un statut attribué par l’armée aux recrues venues de l’étranger sans leur famille, et a été tué au cours des combats à Gaza au début de l’Opération Bordure protectrice. Il était aussi un fils, un frère, un petit ami et un ami aimant. Touchés par son engagement et son histoire, des milliers d’Israéliens, anonymes, avaient assisté à ses funérailles.

Il y a Johan Zerbib, venu de France pour servir Israël. Il est tombé pendant la Deuxième Guerre du Liban à l’été 2006 alors qu’il combattait aux côtés de ses frères d’arme de l’unité Nahal. Quelques secondes avant de succomber à ses blessures, ses derniers mots, à peine murmurés à l’un de ses camarades, allaient à ses parents et ses frères : « Dis leur que je les aime et que je ne regrette rien ».


Il y a Myriam Peretz mère de cinq enfants, qui a perdu deux de ses fils à l’armée et qui ne sait pas, lorsqu’elle va au cimetière militaire du Mont Herzl, sur quelle tombe se recueillir en premier. Il y a eu d’abord Ouriel, qui est tombé en 1998, à l’âge de 20 ans. Puis Eliraz en 2010, il avait 32 ans, était marié et père de 4 enfants. Entre les deux tragédies, son mari, qui ne s’est jamais remis de la mort d’Ouriel a lui aussi quitté ce monde. Elle va aujourd’hui à la rencontre des Israéliens pour parler de son amour du pays avec une foi inébranlable.

Or Asraf à droite et ses frères d’armes partis à sa recherche à gauche.

Il y a ces neuf frères d’armes de l’unité d’élite Egoz, partis à la recherche du corps de leur ami Or Asraf, emporté par le séisme au Népal. Ils avaient combattu ensemble à Gaza à l’été 2014 et avaient perdu ensemble deux de leurs amis, Yuval et Tal, pendant les combats. Or, blessé pendant la guerre, était parti quelque temps plus tard au Nepal pour un voyage de plusieurs mois afin de se reconstruire moralement et physiquement. Sans nouvelles de lui, et après avoir déjà perdu deux membres chers de leur unité pendant la guerre, ses amis de l’armée ont rejoint le Nepal afin de le retrouver – mort ou vivant. C’est l’histoire très israélienne, de cette bande d’amis, du lien si fort qui les unit et de la promesse qu’ils avaient faite : ne jamais se laisser tomber. C’est aussi l’histoire tragique et israélienne de ces jeunes qui à 20 ans ont déjà vu la mort et connu la perte d’amis chers à de trop nombreuses reprises.

Il y a tous ces gens, et tant d’autres. Des milliers de soldats tombés au combat, grands-parents, mères, pères, frères, soeurs et amis endeuillés. Il y a aussi ceux qui sont revenus, mais qui ont laissé une partie d’eux à la guerre, un ami cher ou leur innocence.

Aujourd’hui, nous leur rendons hommage. Nous saluons leur sacrifice pour protéger ce petit bout de terre chéri et pour nous permettre de vivre libres et en sécurité chez nous, en Israël.

שיהיה שזכרם ברוך



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